Crédit Agricole


Anjou-Maine | Thème Emploi 
Le 04/12/20

Du collège aux métiers de l’industrie 

Proposer une formation industrielle à des jeunes sortant de 3e et répondre ainsi à un besoin des entreprises du territoire, c’est tout l’enjeu de l’Institut de formation technique de l’Ouest. L’école a ouvert ses portes en septembre 2020 avec le soutien du Crédit Agricole.

Ifto
L’Ifto est située au sein du campus Eurespace à Cholet. © DR

Qui beaucoup pratique, beaucoup apprend. Depuis septembre, Julien* n’a jamais été aussi heureux d’aller à l’école. Brevet en poche, ce jeune garçon de 15 ans originaire de Cholet ne savait pas vraiment vers quoi s’orienter après le collège mais il voulait apprendre un métier, se sentir utile et surtout « faire de ses mains. »

Julien fait partie de la première promotion de l’Institut de formation technique de l'Ouest (Ifto). Cette école de production, créée en 18 mois, offre à des jeunes sortant de troisième une formation aux métiers de l’industrie.

A l’initiative du projet, Antoine Beaussant, originaire de la région et amiral à la retraite. « J’ai quitté la Marine nationale il y a deux ans avec le projet d’œuvrer à la fois pour l’économie de mon territoire, et de monter un projet en lien avec la formation professionnelle, plus précisément dans le domaine industriel que je connais bien », confie-t-il.

Persuadé que c’est en participant activement que l’on apprend le mieux, Antoine Beaussant se penche alors sur le concept du « faire pour apprendre » des écoles de production. « Certains jeunes ne supportent pas d’être assis pendant des heures à écouter un professeur ou à lire des schémas dans un manuel scolaire. »

Lien entre apprentissages et besoins du territoire

Fort de ce constat et armé de son enthousiasme, l’ancien amiral fédère les acteurs publics de la Région et des mécènes privés pour trouver les financements nécessaires à la création, dans le bassin industriel choletais, de cette école affiliée à la Fédération nationale des écoles de production.

« Client du Crédit Agricole de l’Anjou et du Maine depuis quarante ans, je me suis tourné naturellement vers ma banque qui a décidé de soutenir l’initiative avec l’aide de la Fondation Crédit Agricole Solidarité et Développement. » Le projet répond tout à fait à la volonté du groupe Crédit Agricole de soutenir à la fois l’économie des territoires et l’insertion des jeunes.

Ouvrir les esprits

Si les cours dispensés sont axés sur la technique et la pratique comme la chaudronnerie, les élèves bénéficient également d’enseignements généraux, d’ateliers de lecture et d’art dramatique. L’école propose aussi un internat pour tous les élèves, il fait partie du projet pédagogique global. Un choix délibéré du fondateur de mettre en place un environnement favorable aux apprentissages.

L’Ifto a accueilli sa première promotion de 12 élèves à la rentrée 2020. Une année particulière, où les règles sanitaires sont de mise mais la formation de ces jeunes en première année de CAP Chaudronnerie continue avec les gestes barrières. L’ambition est d’ouvrir une deuxième section accès sur l’électromécanique ou l’usinage à la rentrée 2022 puis une troisième en 2025. A terme, l’école devrait accueillir 120 élèves, futurs candidats au CAP et Bac professionnel.

Si l’enjeu est de permettre aux entreprises partenaires du territoire de profiter d’une main d’œuvre locale et opérationnelle, l’ambition de l’ancien amiral est : « De leur offrir un horizon plus large, de leur ouvrir les yeux sur les opportunités de la vie », confie-t-il. « Comme celle de découvrir le plaisir et la fierté d’exercer un métier où les savoir-faire sont très recherchés, de les amenés à se projeter dans des secteurs comme le nucléaire, l’aéronautique, de les faire cogiter à l’industrie du futur. » Tout simplement, de leur donner ou de leur redonner l’envie.  

* Le prénom a été modifié.