Actualité économique : cinq grands dossiers vont rythmer l’année 2023

Economie

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Hausse des taux, inflation, enjeux climatiques… : l’actualité économique sera riche en 2023. Les Caisses régionales sont mobilisées sur tout le territoire pour accompagner les particuliers et les entreprises dans ce contexte incertain. Le comité de direction générale de la Fédération nationale du Crédit Agricole décrypte les cinq dossiers qui seront au centre de l’attention.

[Mise à jour : 05/04/23]

Inflation et pouvoir d’achat : accompagner tous les clients, dans tous les territoires

2023 sera l’année des transitions à mener dans un contexte inflationniste et de remontée des taux. Si les particuliers et les entreprises vont devoir s’adapter à cette conjoncture difficile, les banques aussi. « Dans ce contexte inédit où planent encore beaucoup d’incertitudes, plus que jamais la Fédération nationale du Crédit Agricole (FNCA) sera présente et utile pour éclairer les dirigeants des Caisses régionales et leurs équipes », affirme Grégory Erphelin, directeur général de la FNCA. Et pour cause, partout en région, elles se mobilisent pour soutenir et accompagner les clients, notamment les plus fragiles, sur leurs problématiques : de pouvoir d’achats, d’économies, d’optimisation énergétique de leur habitat, d’épargne – en les orientant par exemple vers des produits performants comme le livret d’épargne populaire dont le taux est passé à 6,1 % au 1er février. La poursuite de l’inflation détermine en effet la rémunération des livrets réglementés et dessine le paysage de l’épargne en 2023. « Notre priorité est d’accompagner et d’orienter tous nos clients avec loyauté, pour qu’ils puissent notamment préserver leur pouvoir d’achat. Nous travaillons en ce sens avec les différentes commissions de la FNCA et les experts des entités de Crédit Agricole SA », explique Grégory Erphelin.

Immobilier et hausse des taux : ce qui pourrait changer pour les emprunteurs

Guider et conseiller les clients dans leur projet d’achat d’un bien immobilier dans un contexte de hausse des taux fait aussi partie des missions du banquier. Là aussi, son rôle est déterminant car il n’est pas exclu de voir apparaître dans les barèmes, des taux de crédit à plus de 3,5 % sur vingt ans d’ici l’été, et même 4 % en fin d’année 2023 selon certaines prévisions, du jamais vu depuis 2012. Malgré tout, la mesure qui consiste à mensualiser les taux d’usure des crédits immobiliers, mise en œuvre à partir du 1er février 2023, devrait permettre de faciliter l’accès au prêt bancaire.

« La hausse des taux des crédits s’explique par la remontée très rapide des taux d’intérêts auxquels les établissements bancaires empruntent eux-mêmes auprès des banques centrales, dont la Banque centrale européenne (BCE). Ces dernières les augmentent pour freiner l’inflation. Celle-ci est due notamment à l’augmentation des prix énergétiques liés au conflit en Ukraine et au grippage du commerce mondial dans la foulée de la crise Covid », analyse Thomas Groh, directeur général adjoint chargé des finances et du fonctionnement à la FNCA. Et d’ajouter : « Les banques centrales prévoient de continuer à augmenter leurs taux sur la première partie de cette année, mais leur ampleur reste incertaine tout comme leur effet sur l’inflation – qui avoisine aujourd’hui 6 % en rythme annuel en France quand la BCE a pour mandat de la limiter à 2 %. »

Un accompagnement renforcé des clients professionnels et des entreprises

Autre point d’attention, les clients professionnels et les entreprises. « Ils évoluent dans un environnement économique extrêmement complexe dû à l’augmentation des matières premières et du coût de l’énergie, de la volatilité de la main d’œuvre, des ruptures dans les chaînes d’approvisionnement… Tous ces bouleversements nous obligent à être encore plus présent à leurs côtés et à revoir notre politique en matière de risques. 2023 sera une année de grande proximité avec nos clients professionnels et entreprises », assure Jean-François Dupouy, directeur général adjoint sur les marchés clients et innovation, à la FNCA.

Climat et transitions : vers une trajectoire net zéro

Le climat et la transition énergétique font bien sûr partie des sujets majeurs de la banque verte en 2023, qui plus est dans une France qui se fixe une trajectoire net zéro à horizon 2050. « Conformément à notre projet sociétal, nous accompagnerons les particuliers et les professionnels dans les transitions énergétiques qu’ils auront à mener », confirme Grégory Erphelin. Pour ce faire, le conseil, l’orientation et le financement font partie des priorités et des dispositifs ad hoc voient le jour.  « L’activité en France doit réduire ses gaz à effet de serre de 90 % et comme toutes les activités sont financées par les banques, ces dernières vont réduire mécaniquement leur bilan carbone. Autrement dit, en décarbonant l’économie, les banques décarbonent leur portefeuille », explique Jean-François Dupouy. « Il nous faut donc sensibiliser nos clients sur leurs propres trajectoires net zéro. Notre mission sur tous les marchés est de déployer des outils à la main de nos conseillers pour leur permettre d’accompagner 100 % des clients dans le conseil en efficacité énergétique », affirme-t-il. 2023 verra le déploiement du site J’éco rénove mon logement, du projet Réno CA et du hub transition respectivement dédiés aux particuliers, aux copropriétés et aux professionnels et entrepreneurs. L’agriculture ne sera pas en reste avec Trajectoires agri pour aider à la décarbonation du secteur. Pour aller plus loin, le Crédit Agricole a la volonté de participer à la structuration du marché du carbone en France avec France carbon agri. Le soutien à l’innovation est un moyen supplémentaire d’atteindre l’objectif de la neutralité carbone. Un an après son annonce, il est aussi l’heure de structurer le nouveau métier de Crédit Agricole Transitions et Énergies qui permettra de réaliser ces projets. L’entité va promouvoir le conseil en efficacité énergétique et pourrait produire des énergies vertes et les distribuer.

Donner du sens à l’engagement

À l’image de ce futur métier, tout cela requiert des compétences et des expertises adaptées. Mais ce n’est pas si simple bien que le Crédit Agricole soit le premier employeur privé de France, bien référencé et doté d’une image positive. Le recrutement et de fidélisation des collaborateurs est un enjeu de taille. Les tensions sur le marché de l’emploi sont de deux ordres. Le premier est conjoncturel, lié aux interrogations d’une partie de la population durant la crise sanitaire, générant parfois des ruptures. Le second est profond et résulte de la courbe démographique des actifs. Pendant quarante ans, la population active a crû, mais depuis 2015 elle s’est stabilisée et devrait baisser en 2030. « Cette situation engendre plus de mouvements, il faut donc muscler et renforcer nos dispositifs de recrutement, d’engagement et d’attractivité », analyse François-Xavier Heulle, DGA de la FNCA chargé des ressources humaines. Oui, mais comment ? En développant l’acquisition digitale des candidats, en continuant à investir dans l’apprentissage des jeunes auprès desquels le groupe a pris des engagements importants, en renforçant la présence sur les réseaux sociaux et en valorisant la politique RSE de l’entreprise, source d’attractivité.

Fidéliser les collaborateurs, c’est l’art de renouveler le contrat social pour que les collaborateurs trouvent un sens à leur travail. C’est pourquoi, la Fédération et Crédit Agricole SA travaillent dans six voies : l’organisation et la flexibilité dans le travail, la reconnaissance financière et non-financière, l’engagement sociétal, le développement professionnel, le poste de travail et le collectif des équipes, « un lieu de réassurance encore plus vrai après le Covid », poursuit François-Xavier Heulle.

Enfin, pour adapter les compétences au contexte et à des clients de plus en plus informés, la formation est indispensable, même si elle « ne fait pas tout ».

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