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Nord Est | Thème Agriculture 
Le 31/03/21

MyEasyFarm envoie deux jeunes collaborateurs à la conquête de l’international 

Spécialisée dans l’agriculture de précision connectée, la start-up est hébergée depuis 2018 au Village by CA Reims. Pour se développer à l’international, elle envoie deux collaborateurs à l’étranger. Une immersion en Italie et au Brésil rendue possible grâce à un soutien de l’Etat via Business France et le dispositif Volontariat international en entreprise (VIE), renforcé en janvier dans le contexte de crise sanitaire.

MyeasyFarm
Grâce au chèque VIE, des jeunes collaborateurs partent en mission à l'étranger. © DR.

La start-up MyEasyFarm, créée fin 2017 et hébergée au Village by CA  Reims depuis février 2018, vient de bénéficier d’un bon coup de pouce pour son développement à l’international. Pour faire face à la crise sanitaire, le gouvernement a, en effet, fait évoluer ses mesures de soutien aux entreprises et aux salariés. Un nouveau dispositif chèque VIE est ainsi accessible pour les entreprises exportatrices. Il permet de couvrir les frais qu’engendre l’envoi en mission à l’étranger d’un salarié âgé de 18 à 28 ans par une PME-ETI (dans la limite de deux par entreprise). Le jeune expatrié est alors salarié par Business France qui gère aussi les aspects logistiques et d’organisation de la mission.

La nouveauté concerne le chèque relance VIE de 5 000 euros qui a été déployé en janvier 2021. « Cette somme de 5 000 € permet de couvrir les frais liés à la mission à l’étranger ; un montant abondé par la région Grand est », affirme François Thierart, cofondateur et président de MyEasyFarm.  

Un collaborateur de la start-up est ainsi parti en mars pour une année en Italie après avoir travaillé deux mois à Reims. Fort d’une précédente expérience italienne, cet ingénieur vient d’intégrer le Village by CA Milan avec l’objectif d’y développer les affaires. « Notre souhait était de pouvoir positionner une personne de notre équipe là-bas, qu’elle puisse participer aux salons dédiés à la profession etc., sans barrière de la langue », explique François Thierart. Un autre jeune ingénieur, formé à AgroParistech et à l’université Esalq de Sao Paulo durant deux ans, s’envolera pour le Brésil le mois prochain. Il sera hébergé au sein de l’accélérateur AgTech Garage. « Nous avons vocation à nous développer aussi dans ce pays où l’agriculture représente 25 % du PIB », explique François Thierart.

Une transition agroécologique et numérique

Spécialisée dans l’agriculture de précision (utilisation des données numériques dans le domaine de l’agriculture), la start-up emploie 14 personnes. Elle fait partie de la Ferme digitale et travaille avec des pôles d’innovation. Elle aide les agriculteurs à réduire l’utilisation d’engrais et de produits phytosanitaires tout en conservant les mêmes niveaux de rendement. Son credo : « La bonne dose au bon endroit, au bon moment », lance en souriant François Thierart.

Concrètement, le logiciel MyEasyFarm met à disposition des agriculteurs toutes les informations utiles pour une production vertueuse mêlant éthique et rendement. « Le métier d’agriculteur est en train d’évoluer, même si les choses ne se font pas du jour au lendemain. Beaucoup travaillent à partir de données numériques générées par les stations météo, les cartes satellite. L’avantage d’un tel outil, c’est de pouvoir agréger toutes ces infos au même endroit. Nous condensons ainsi les données satellites, de station météo comme Sencrop ou d’autres données issues de fabricants de matériels agricoles, etc.

MyEasyFarm vient également de déployer une nouvelle application, MyEasyCarbon. Elle va aider les agriculteurs à établir un point de référence sur l’état d’avancement de leurs émissions CO2. L’application leur permettra de faire des simulations sur leur réduction en fonction de leurs changements de pratiques, et d’enregistrer ce qu’ils font au fur et à mesure. A la clé, un bilan positif leur permettra d’obtenir une rémunération complémentaire.

Pour atteindre ses objectifs ambitieux, la start-up rémoise a engagé une levée de fonds et cherche des partenaires financiers pour continuer à se développer. 40 % de son chiffre d’affaires est déjà généré par son activité à l’international.