Crédit Agricole


Sud-Méditerranée | Thème Développement économique 
Le 15/04/19

Recaero, spécialiste de la pièce de rechange aéronautique, passe le mur du son 

L’entreprise Recaero a bouclé une levée de fonds de onze millions d’euros pour permettre le développement de son outil industriel. Le Crédit Agricole Sud Méditerranée fait partie du pool bancaire.

Recaéro
Au sein de son site de Verniolle, Recaero met en œuvre tous les moyens nécessaires à la fabrication de pièces de rechange pour l’industrie aéronautique.

Un nouvel étage de la fusée Recaro se détache. Spécialisée dans la fabrication de pièces de rechange pour avions et hélicoptères, l’entreprise ariégeoise boucle une levée de fonds de onze millions d’euros. Nicolas Pobeau, son président, résume : « Il s’agit d’une opération sur trois ans. Elle est menée avec notre pool bancaire, auquel participe le Crédit Agricole Sud Méditerranée. L’objectif est de poursuivre le développement de notre outil industriel. »

Près de 8 millions seront dédiés aux deux usines françaises de Recaero. Ces sites concentrent 330 des 630 salariés du groupe. « A Verniolle, nous produisons des pièces métalliques. Et nous travaillons sur tout ce qui est éléments composites à Mirepoix. Je prépare ces usines à proposer la gamme la plus large de pièces de rechange en aéronautique. » C’est ainsi qu’une unité robotisée vient d’être installée à Verniolle. « La robotisation va nous apporter des moyens de flexibilité supplémentaires », souligne Nicolas Pobeau qui compte parmi ses principaux clients Safran Aircraft Engine, Safran Hélicoptères Engine, Airbus, Airbus hélicoptère.

Entre 25 et 30 embauches dans les deux ans

Le reste de l’investissement, soit trois millions, sera consacré à l’usine indienne de Recaero. Cette marche à la modernisation s’accompagnera d’embauches. « Entre 25 et 30 dans les deux ans, en France », estime Nicolas Pobeau. « Pour réagir vite, nous adapter à une demande précise en un minimum de temps, nous devons intégrer un maximum de métiers. » Des métiers aussi variés que l’usinage, la chaudronnerie, l’assemblage, la soudure, le traitement de surfaces… Et, comme il voit déjà plus loin, Nicolas Pobeau mise aussi sur le bureau d’études qu’il a fondé. « Il me permet, pour les compagnies aériennes, de concevoir et de produire sur mon outil industriel des éléments permettant la modification des cabines avions. »