| Les producteurs de lait ont vécu l'année 2009 comme une crise des prix, alors qu'elle est surtout imputable à une hausse préjudiciable des charges. Le coût moyen de production du lait est supérieur de l’ordre de 15 % à 20 % à ce qu’il était en 2005. Les jeunes producteurs de lait sont souvent les plus pénalisés car ils doivent faire face simultanément à un prix peu porteur et à une charge de la dette souvent lourde. La fin des quotas est, en France, une rupture majeure qui implique que la régulation du secteur ne se fasse plus par les pouvoirs publics, mais par les entreprises de la transformation. Les investissements réalisés pour mettre aux normes les bâtiments ont pesé négativement sur les revenus au cours de la décennie qui s'achève ; ils porteront leurs fruits prochainement en raison de la baisse attendue des annuités. | |
| Vincent Chatellier, Ingénieur de recherche en économie, Inra Nantes. |





