| Contrairement à ce que les pouvoirs publics ont laissé croire, nous n'avons pas affaire à une crise de l'endettement des agriculteurs. L'explication de la crise, c'est d’abord une crise de prix de revient ou de prix de vente. Aujourd'hui les agriculteurs ne sont pas particulièrement surendettés. C'est la raison pour laquelle le plan de soutien me paraît bien dimensionné. Ce qui me gène, ce sont les effets d'annonce qui laissent croire que tous les agriculteurs auront accès à ce dispositif. Notre objectif n'est pas d'aider certains agriculteurs à acheter un quad, pour parler de façon imagée. C’est la raison pour laquelle nous avons établi au Crédit agricole une méthode pour servir les agriculteurs qui en ont le plus besoin. D'ailleurs, contrairement à ce qui se passait autrefois, la mise en œuvre de ce plan innove en ce sens qu'il traduit un désengagement des pouvoirs publics et fait peser sur les banques une responsabilité accrue. | |
| Jean-Louis Roveyaz, président du Comité de financement de l'agriculture et de la Caisse Anjou-Maine. |






