Afin de protéger cette ressource aussi précieuse que malmenée, la directive cadre européenne sur l’eau a confirmé, en 2000, des principes de gestion tels que le pollueur-payeur, la préservation des écosystèmes aquatiques et de la qualité des eaux, la promotion d’une gestion durable... Mais la voie, semée de contradictions, pourrait être encore longue, comme le souligne Erik Orsenna : « Comment concilier l’inconciliable : produire et respecter ? Demander toujours plus à la nature sans la détruire ? »
Et ailleurs ? Dans les pays en développement, un milliard d’individus n’ont toujours pas accès à l’eau potable et 2,6 milliards ne disposent pas d’assainissement. Responsable de 80 % des maladies, l’eau contaminée est la première cause de mortalité humaine. Pression démographique et changement climatique aidant, l’eau pourrait être au cœur des prochains grands conflits. Contre cela, des initiatives, petites et grandes, au Sud comme au Nord, organisent la résistance.
Parfois, la ressource devient également source d’énergie renouvelable : thermique, marémotrice, mais aussi et surtout hydroélectrique. Exploiter la force motrice de l’eau, quelle belle innovation, penseront certains. Ils n’auront pas tort, à cette nuance près que les Romains le faisaient déjà, et que nombre de nos centrales françaises sont déjà de vénérables centenaires. Mais la bonne nouvelle, c’est que les microcentrales d’aujourd’hui, à la fois douces pour l’environnement et fabricantes d’énergie propre, produisent déjà 10 % de l’hydroélectricité nationale et que leur cote va croissante.
© creditagricole.info / Juillet 2011




