Anjou-Maine | Thème Agriculture 
Le 07/01/15

Une chaire pour comprendre les mutations 

Voici un an que le Crédit Agricole de l’Anjou et du Maine, au travers de son fonds de dotation « Actions mutualistes du Crédit Agricole », soutient la chaire « École-Entreprises : mutations agricoles », co-créée avec l'appui des chambres d'agriculture de plusieurs régions de France, au sein de l’École supérieure d’agriculture (Esa) d’Angers. Objectif : apporter un éclairage sociologique sur les mutations contemporaines de la profession d’agriculteur.

Groupe-ESA
L’École supérieure d’agriculture (Esa) d’Angers ©Groupe ESA – Angers.

« Pour accompagner les filières agricoles dans leur développement, la connaissance des hommes et des filières et l'expertise financière sont des conditions indispensables, mais insuffisantes. En tant que leader sur le marché de l'agriculture, nous devons aussi faire partie des tout premiers à identifier les évolutions que connaît le monde de l'agriculture pour adapter nos approches, partager ces visions avec nos partenaires OPA (organisations professionnelles agricoles) et continuer à apporter des services utiles à nos clients. Cette chaire de sociologie y contribue grâce à la vision prospective que permettent des études au plus près des acteurs du terrain », explique Maryse Boisseleau, directrice des marchés Professionnels et Agricoles et du Mutualisme au Crédit Agricole de l’Anjou et du Maine.
Interrogé sur les grandes tendances rapportées par les travaux qu’il pilote, Roger Le Guen, enseignant-chercheur à l’Esa et directeur de la chaire, cite d’emblée l’attention croissante que portent les agriculteurs à la gestion de leur activité. « C’est la conséquence et la réponse à l’ouverture et à l’instabilité des marchés agricoles. » Dans cette logique, le niveau et la qualité de la formation – initiale et continue – de l’exploitant deviennent hautement déterminants.

Agriculteur-gestionnaire

Ce contexte – renforcé par la féminisation de la profession et par l’exigence d’un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie privée – favorise des modes de travail plus productifs et moins astreignants. Côté organisation, on essaie également de maîtriser la montée du risque et le coût croissant de l’installation : les exploitations de plus en plus grandes se spécialisent, tandis que se multiplient les formes d’entreprises sociétaires non familiales. « On voit de plus en plus de Groupements agricoles d'exploitation en commun (Gaec) et des exploitations organisées en plusieurs ateliers dédiés à des filières distinctes. Ces formes permettent de mutualiser les coûts et montrent une meilleure résilience aux chocs de marché. » Autre conséquence notable des crises à répétition : une activité beaucoup plus exposée au regard des médias et du public. « L’agriculteur est en droite ligne des sujets de santé, d’alimentation et d’environnement qui font débat dans notre société. Cela génère plus de pression, mais aussi autant d’occasions pour les agriculteurs de valoriser leur métier ! », remarque le chercheur. 

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