Caisses régionales | Thème Innovation 
Le 04/04/14

Le siècle de l’algue 

Savoureuses, pleines de bienfaits pour la santé, riches en potentiels pour l’industrie… Les algues sortent de l’anonymat et s’affichent comme une ressource clé du XXIe siècle. Cap sur la Bretagne et la Normandie où de nombreux acteurs parient sur leur avenir.

Dossier Les algues, un secteur d'avenir
Etudiées de près pour leur potentiel, les algues se déclinent en un large éventail de couleurs et de formes. © DR

Entre les algues et la France, l’histoire a commencé il y a bien longtemps : pendant des siècles, le goémon cueilli en mer d’Iroise a été le moteur d’une industrie chimique florissante (pour la fabrication du verre, l’extraction de la soude et de l’iode ou encore la production d’engrais et d’agents épaississant). En fort déclin pendant la seconde moitié du XXe siècle, les algues semblent aujourd’hui revenir en force dans l’économie hexagonale au point d’être vues par beaucoup comme un « or noir » potentiel. Elles sont notamment propulsées par le boom des algues alimentaires ainsi que par le développement constant de plusieurs secteurs de la chimie fine (cosmétique, pharmacie, compléments alimentaires, engrais…). Même les moins désirables trouvent à être exploitées, servant de « carburant » à la méthanisation.

Des algues à tout faire

Forte de sa tradition goémonière, la Bretagne semble tout naturellement destinée à incarner le fer de lance de l’algue en France, même si des initiatives prometteuses voient le jour dans d’autres régions comme en Basse Normandie, dans le Languedoc ou en Aquitaine. À l’heure actuelle la péninsule armoricaine compterait une petite trentaine d’entreprises dédiées à la transformation des algues, installées en majorité dans le Finistère et les Côtes-d’Armor. Si les deux « pointures » du secteur sont spécialisées dans les produits destinés à l’industrie agroalimentaire (Cargill à Lannilis et Danisco à Landerneau), la grande majorité des structures actives en Bretagne concentrent leurs efforts sur la fabrication et la commercialisation de produits finis dans les domaines de la cosmétique, de la santé ou de la gastronomie.

Sortir de l’algodépendance

Quel que soit leur domaine d’activité, la plupart de ces entreprises partagent une même préoccupation : améliorer leur approvisionnement en matière première. Car, si Dame Nature a offert aux côtes bretonnes tous les atouts nécessaires pour devenir un eldorado de l’algue, il n’en demeure pas moins que la production y est encore très faible ! Avec environ 70 000 tonnes annuelles, la région est certes à l’origine des 9/10e des algues françaises, mais cela reste une tête d’épingle dans un marché mondial de 22 millions de tonnes ultra dominé par quatre pays : la Chine, l’Indonésie, les Philippines et la Corée du Sud. Les acteurs de la filière algue française sont donc confrontés à deux grands défis : accélérer le développement du secteur de la transformation et booster une production d’algues encore balbutiante.

 

Des acteurs mobilisés

Depuis quelques années, il semble que la donne soit en train d’évoluer grâce aux efforts conjugués des entreprises, des pouvoirs publics, des organismes de recherche et de transfert industriel et de leurs partenaires financiers. Ce dossier présente quelques-unes des initiatives marquantes du moment, toutes accompagnées par des Caisses régionales du Crédit Agricole.

Au travers de reportages vidéo, d'articles, de brèves, de dossiers, le site creditagricole.info valorise les actions et les initiatives des 39 Caisses régionales du Crédit Agricole partout en France.
Proximité et rapidité sont les maîtres-mots de cet espace, pour une information riche, concrète et mobile.